Le soleil se couchant sur les flots scintillants,
Dans ses bras, au lointain l’horizon disparaissant,
Vision sur cette étendue ou les vagues mourants,
Venant choir sur le sable, dans un concerto apaisant.
Au loin, les bateaux posés là sur cette eau éternelle,
Ballotés parfois, par les vagues, houle à grande échelle,
Nés pêcheurs, Les Maestrias d’une vie sensationnelle,
Courageux, volontaires et téméraires, parfois légendaires.
Affronter le mauvais temps, le vent violent,
Leur devise les honore, toujours aller de l’avant,
Cette mer coule dans leurs veines, constamment,
Métier difficile, risqué, disent-ils ô combien passionnant.
Les bateaux reviennent, spectacle divin au soleil levant,
Mer aux milliers de reflets, inondée par ce feu ornant,
Escortés par les mouettes affamées, criant, virevoltant,
Donne ce décor irréel de nuages blancs se formant.
Senteurs prononcées d’air frais et iodées du matin,
Chalutiers colorés s’amarrent dans le canal, enfin,
Cordages et filets entrelacés sur le plancher ancien,
Fraichement pêchés, poissons, fruits de mer, divins.
Rive droite, rive gauche, les stands sont animés,
Très vite tout doit être trié, écaillé, rincé, rangé,
Etal bien garni, 9HOO c’est l’heure de la criée,
Seiches, daurades, thon, merlans, turbots et rougets.
Palavas-les-Flots, âme d’un petit port de pêche,
Artisans d’un métier de passion et de rudesse
Gourmets et gourmands goutent ces richesses,
Retrouvent une ambiance gaie emplie de délicatesse.