Née Aurore, dans un siècle rigide,
Fille du Berry, d’une terre sans appui,
Elle grandit, douce et intrépide,
Forçant le destin, défiant l’ennui.
Sous un ciel d’ombres et de convenances,
Elle prit la plume, changea de nom,
Pour tracer sa route, briser les silences,
Écrire l’amour, la terre, la rébellion.
Dans les champs du Berry, trouvant l’inspiration,
La voix des campagnards, le souffle des saisons,
Elle peignait leurs vies avec tant de passion,
Contre l’injustice, contre l’abandon.
Dans ses romans, la terre a des visages,
Des paysans, des fermières au courage pur,
Elle chante le labeur, le feu des villages,
La noblesse d’une existence si dure.
George, dans son veston et ses allures,
Défiant les mœurs, brisant les tabous,
Elle portait haut, l’éclat de l’écriture,
Une lueur de femme au charme de l’homme-fou.
Des amours passionnées, des cœurs écorchés,
Musset, Chopin, des étincelles d’infini,
Elle vivait, osait, et d’un pas fort assuré,
Marchait vers la liberté, pendant des décennies.
À Nohant, son Berry, elle finit son voyage,
Une femme de lettres, née Aurore et Sand,
Libre jusqu’au bout, bravant siècle et cages,
Elle repose en paix, l’esprit éclatant et grand.