Sous les pins clairs, la Têt s’étire… rêve,
Son eau claire et légère, ondule, s’élève
Effleurant l’herbe aux reflets mordorés,
Comme un souffle doucement inspiré.
Nous marchions là, sur le sentier paisible,
Deux cœurs d’enfance au bord du flot docile,
Retrouvant l’air pur et des souvenirs familiers,
De ces lieux bénis que l’on n’a pas oubliés.
Les truites luisaient dans l’onde peu profonde,
Éclats de vie sous la clarté blonde,
Le soleil, généreux et bienveillant,
Dorait nos pas d’un éclat caressant.
Certains diraient, voyant ce décor,
Qu’un air du Canada s’y colore,
Mais c’est la Têt, fidèle et fière,
Chantant au cœur de nos lumières.
Autour, les chevaux broutaient sans hâte,
Dans l’or des prés, sous la montagne mate,
Tandis que le Carlit, noble et silencieux,
Veillait de loin sur ce jour radieux.
Nul vent, nul cerf… seul un grand silence,
Ce calme profond en parfaite connivence,
Quand la Têt murmure, limpide et discrète,
Le doux refrain de nos âmes en fête.
Et dans nos cœurs, un bonheur serein,
Tel un retour au calme certain,
Où tout s’apaise, où rien ne s’arrête,
C’était un jour d’automne au bord de la Têt.
J’aime ça :
J’aime chargement…