Juillet ouvre en grand les portes de l’été,
Déverse sa lumière sur les monts embrasés,
Le soleil, souverain des longues heures d’or,
Éveille la montagne dès les premières aurores.
Le Cambre d’Aze veille sous l’azur éclatant,
Le Carlit, à l’horizon, majestueux, imposant,
Les dernières blancheurs désertent les ravins,
Les rochers s’abandonnent à la caresse du matin.
Les torrents, apaisés, poursuivent leur chanson,
Bondissent sur les pierres, traversent les vallons,
L’air embaume les pins, la résine et les genêts,
Chaque souffle de vent porte un parfum d’été.
Les prairies du Haut Conflent éclatent de couleurs,
Gentianes et lys sauvages illuminent les hauteurs,
Papillons vagabonds, abeilles infatigables,
Offrent au paysage une vie incomparable.
Puis descend lentement la fraîcheur du soir,
Le ciel devient de braise avant de se faire noir,
Le Cambre prend le rose, le Carlit devient d’or,
Le silence s’installe… le jour respire encore.
Juillet, mois d’abondance, de lumière et d’élan,
Temps suspendu, offert à chaque battement,
Au cœur du Haut Conflent, la montagne émerveille,
Un monde de pierre baigné d’un éternel soleil.